samedi 4 janvier 2014

Alexandrie 8e jour


Un levée sous un ciel gris, au bruit des klaxons des voitures et un petit-déjeuner au son de la voix de Lara Fabian. Nous regardons sur Internet les différents sites à visiter à Alexandrie. Avant de sortir, Richard me montre la salle de business de l’hôtel où nous pouvons aussi aller travailler avec nos ordinateurs. Spécial de voir la technologie se mêler à ce décor Rococo.



Nous entreprenons une marche vers la fameuse bibliothèque d’Alexandrie. À l’extérieur, c’est confirmé, presque toutes les femmes sont voilées. Malheureusement, la bibliothèque n’est pas ouverte le samedi. Nous décidons que nous tenterons de nous reprendre le lendemain, après le cours de Richard. Je peux quand même voir l’extérieur du bâtiment, un chef-d’œuvre architectural.



Richard m’entraîne ensuite vers un petit café sympathique, directement sur le bord de la mer Méditerranée. Comme nous venons de déjeuner, nous demandons le menu en expliquant que nous voulons revenir y manger à un autre moment. De toute façon, le temps est très venteux sur le bord de l’eau cet avant-midi.



Ceci est un test de son !
Nous rentrons ensuite vers l’hôtel en étant surpris par la pluie. Et oui ! Mes premières gouttes de pluie en une semaine. Avant de poursuivre notre journée, nous empruntons un parapluie à l’hôtel. Évidemment, c’est à ce moment que le soleil se décide à sortir. Nous entrons au théâtre romain, où nous pouvons admirer les ruines d’une véritable villa de cette époque : habitations, théâtre, bains publics, etc. Avis aux amateurs de plongée, il reste encore de nombreux artéfacts dans la baie d’Alexandrie, qui ont été enfouis sous l’eau à la suite d’importants tremblements de terre.  



Nous passons ensuite par une rue commerciale et je me rends compte que nous sommes beaucoup moins dérangés qu’à Luxor. J’arrête pour regarder une jolie robe,  mais malheureusement, elle est fabriquée en Chine. Le vendeur me répond que tout est fait en Chine maintenant. Je poursuis ma marche sans acheter, en sachant très bien que le pire, c’est qu’il a raison. Un autre arrêt à l’hôtel pour laisser le parapluie et hop, en direction du vieux port d’Alexandrie.  



Sur le chemin, je sens vraiment pour la 1ère fois que mes cheveux blonds non voilés dérangent. Le pire, c’est qu’on me disait de me méfier des jeunes hommes avant mon départ. Pourtant, à part quelques sourires et quelques bonjours bien sentis, ils demeurent respectueux. Par contre, pour les jeunes filles, c’est autre chose.  Certaines me regardent avec moquerie et mépris. Une vient même carrément me tirer mes cheveux.  Pas plaisant comme expérience…



Heureusement, rendus à la citadelle de Qaitbay, http://fr.wikipedia.org/wiki/Qaitbay, nous nous retrouvons en terrain moins hostile. La visite est plutôt agréable même. J’ai vraiment l’impression de vivre presque dans un ordre chronologique l’histoire de l’Égypte : Pyramides, temples des pharaons, tombes dans la vallée des rois, théâtre romain et citadelle arabe d’un sultan Mamelouk. Le coucher de soleil sur la baie est magnifique. Mais nous apprenons que le fort ferme à quatre heures lorsqu’un sympathique garde lance China, it’s close ! Puis, ce même garde nous dit Canada, it’s OK.



Nouvelle serveuse au Grand Café !
Après une belle balade sur les remparts du château, nous empruntons le chemin du retour. Nous refusons une calèche, mais ce n’est pas comparable avec Luxor. Ici, elles sont beaucoup moins nombreuses. Nous faisons un arrêt pour un breuvage chaud et pour reposer nos jambes sur la terrasse du Grand Café, le préféré de Richard. Nous y prenons un thé vert à la menthe et de la chicha au cantaloup. Richard semble vraiment dans son élément. Comme il commence à faire un peu froid, nous rentrons à l’hôtel avant d’aller souper au restaurant que où nous étions arrêtés ce matin.



Nous y mangeons très bien, un shish kebab pour Richard et des calmars frits pour moi. Nous sommes sur le bord de la mer après tout. De retour à l’hôtel, je suis pris d’un coup de fatigue pendant que Richard prépare son cours. Je pense que nos marches du jour m’ont bien épuisée.

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